RDC : Condamné à 10 ans de travaux forcés, Constant Mutamba dénonce un complot politico-judiciaire dans une lettre manuscrite

Dans une missive manuscrite de quatre pages rédigée depuis son lieu de détention et adressée « au peuple congolais et aux peuples d’Afrique », l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba conteste vivement sa condamnation par la Cour de cassation. Évoquant un procès expéditif et une cabale politique visant son élimination, l’ex-garde des Sceaux promet de poursuivre son engagement politique.

La réaction de Constant Mutamba ne s’est pas faite attendre. Au lendemain de sa condamnation à dix ans de travaux forcés par la Cour de cassation, l’ancien ministre de la Justice a pris la plume pour exprimer son indignation et rejeter catégoriquement le verdict rendu à son encontre.

Dans sa lettre datée du 20 septembre 2026, l’ancien membre du gouvernement qualifie la procédure judiciaire de procès expéditif de deux jours, affirmant qu’aucun témoin n’a comparu et qu’aucune preuve de détournement n’a été brandie » au cours des audiences.

Des accusations d’instrumentalisation politique

Pour Constant Mutamba, cette décision de justice s’inscrit dans la continuité d’un complot politico-judiciaire orchestré par des acteurs politiques en raison de prétendues ambitions présidentielles qu’on lui attribuerait.

Revenant sur le fond du dossier financier qui lui vaut cette lourde peine, l’ex-ministre conteste fermement les griefs portant sur la gestion des fonds destinés au Fonds d’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Il soutient que les sommes évoquées n’ont jamais été détournées et rappelle que le ministère de la Justice n’a pas la charge de la gestion directe de ces allocations. Selon lui, les règles de procédure et les droits de la défense ont été sciemment bafoués afin d’occulter la réalité des faits.

Un appel à la résistance et des références historiques

Au-delà de la contestation juridique, le document prend une tournure nettement politique. L’ancien garde des Sceaux déplore ce qu’il qualifie de deux poids, deux mesures au sein de l’appareil judiciaire.

Conservant une posture de combat, il lance un appel à la résistance à l’intention de ses partisans. Pour appuyer son propos, Constant Mutamba égrène les noms de grandes figures politiques et historiques ayant connu l’épreuve de l’emprisonnement citant notamment Nelson Mandela, Patrice Lumumba, Thomas Sankara ou encore Étienne Tshisekedi pour signifier que la détention ne saurait mettre un terme à son action politique.

Par la rédaction

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